Monthly Archives: juillet 2015

L’ONU et les programmes de justice réparatrice (2)

La justice réparatrice (suite)

1.1 Définition des principaux concepts.

La justice réparatrice est une façon de combattre les comportements criminels en mettant en balance les besoins de la communauté, des victimes et des délinquants. Ce concept évolutif a donné lieu, en fonction des pays, à différentes interprétations, et il ne fait pas toujours l’objet d’un parfait consensus. En outre, du fait de la difficulté à le traduire précisément dans différentes langues, on utilise souvent diverses terminologies.

De nombreux termes sont utilisés pour décrire le concept de justice réparatrice. On parle notamment de “justice communautaire”, d’“amende honorable”, de “justice positive”, de “justice relationnelle”, de “justice réparatrice” et de “justice restaurative” . Aux fins du présent manuel, le terme “programme de justice réparatrice” prend le même sens que dans les Principes fondamentaux, à savoir “tout programme qui fait appel à un processus de réparation et qui vise à aboutir à une entente de réparation”. Cette définition place clairement l’accent sur la mise en œuvre de processus participatifs conçus pour produire un résultat souhaité. Le terme “processus de réparation” désigne “tout processus dans lequel la victime et le délinquant et, lorsqu’il y a lieu, toute autre personne ou tout autre membre de la communauté subissant les conséquences d’une infraction participent ensemble activement à la résolution des problèmes découlant de cette infraction, généralement avec l’aide d’un facilitateur”. La justice réparatrice accorde autant d’importance au processus qu’au résultat. Les individus qui participent à ce processus sont appelés “parties”. En Europe et dans de nombreuses autres parties du monde, on se réfère souvent, pour qualifier ce processus, à la technique que la plupart des modèles ont en commun, à savoir la “médiation”, qui se distingue de la décision judiciaire. Conformément aux Principes fondamentaux, le terme “entente de réparation” désigne un accord résultant d’un processus de réparation. Cet accord peut renvoyer à des programmes tels que la réparation, le dédommagement et le travail d’intérêt général, “qui visent à répondre aux besoins individuels et collectifs des parties, à faire assumer à celles-ci leurs responsabilités individuelles et collectives et à assurer la réinsertion de la victime et du délinquant”. Il peut aussi, dans les affaires où l’on traite d’infractions graves, s’accompagner d’autres mesures.

1.2 Éléments d’un programme de justice réparatrice

Un programme de justice réparatrice se caractérise par les éléments suivants:

• Réponse adaptée aux circonstances de l’infraction, du délinquant et de la victime, ce qui permet d’examiner chaque affaire de manière distincte.

Méthode qui respecte la dignité de chacun et l’égalité de tous, favorise la compréhension et contribue à l’harmonie sociale en facilitant le relèvement des victimes, des délinquants et des communautés.

Souvent, alternative viable au système de justice pénale officiel et à ses effets stigmatisants pour les délinquants.

Méthode utilisable parallèlement aux procédures et aux sanctions pénales traditionnelles.

Méthode qui englobe la résolution du problème et le traitement des causes profondes du conflit.

Méthode qui traite les souffrances et les besoins des victimes.

Méthode qui invite le délinquant à prendre conscience des causes et des effets de son comportement et à assumer sa responsabilité de manière constructive.

Méthode souple et variable qui peut s’adapter aux circonstances, aux traditions, aux principes et à la philosophie du système national de justice pénale.

Méthode utilisable pour traiter différents types d’infraction et de délinquant, y compris des infractions graves.

Méthode particulièrement adaptée aux situations qui impliquent des délinquants juvéniles et où un important objectif est d’inculquer à ces derniers de nouvelles valeurs et compétences.

Méthode qui tient compte du rôle primordial que joue la communauté dans la prévention et la répression de la délinquance et des troubles sociaux.

1.3 Hypothèses de base

Les programmes de justice réparatrice se fondent sur plusieurs hypothèses:

a) la suite donnée à l’infraction doit réparer autant que possible le mal subi par la victime; b) il faut faire comprendre aux délinquants que leur comportement n’est pas acceptable et qu’il a eu des conséquences réelles pour la victime et pour la communauté; c) les délinquants peuvent et doivent assumer la responsabilité de leurs actes; d) les victimes doivent pouvoir exprimer leurs besoins et contribuer à déterminer, pour le délinquant, la meilleure façon de se racheter; et e) la communauté a le devoir de favoriser ce processus.

1.4 Principes et buts

Pour atteindre ses objectifs, un processus de réparation doit comprendre au moins quatre ingrédients: a) une victime identifiable; b) une participation volontaire de la victime; c) un délinquant qui assume la responsabilité de son comportement criminel; et d) une participation non contrainte de ce dernier. La plupart des méthodes de réparation visent à créer, entre les parties concernées, une dynamique interactive spécifique. Le but est de créer un environnement non accusatoire et non intimidant dans lequel les intérêts et les besoins de la victime, du délinquant, de la communauté et de la société puissent être pris en compte. L’objectif des programmes de justice réparatrice et le type de résultat qu’ils entendent produire ont conduit à énoncer plusieurs principes que l’on retrouve à divers degrés dans chacune des formes adoptées. Le processus se caractérise par un traitement respectueux de toutes les parties. Il favorise la participation et, dans diverses mesures, l’autonomisation de toutes les parties concernées. Il fonctionne de manière optimale lorsqu’il reste clair et prévisible tout en s’adaptant aux circonstances particulières de chaque affaire. Il privilégie la recherche de résultats consensuels plutôt qu’imposés et vise à obtenir des parties un engagement sincère à respecter l’accord auquel elles sont parvenues.

Les buts visés sont notamment les suivants:

Les victimes qui acceptent de participer au processus peuvent le faire sans crainte et obtenir satisfaction;

Les délinquants comprennent comment leur acte a nui à la victime et à d’autres personnes, en assument la responsabilité et s’engagent à en réparer les conséquences;

• Les parties conviennent de mesures souples qui consistent en particulier à réparer le mal fait et, à chaque fois que cela est possible, à rechercher les raisons de l’infraction;

Les délinquants respectent l’engagement qu’ils ont pris de réparer le mal fait et tentent d’analyser les facteurs qui ont entraîné leur comportement;

La victime et le délinquant comprennent tous deux la dynamique qui a abouti à l’incident, en retirent un apaisement et se réintègrent à la communauté.

1.5 Objectifs

Plus précisément, les praticiens de la justice réparatrice conviennent généralement que ce qui fait qu’une réponse particulière est véritablement “réparatrice” n’est pas tant une pratique ou une procédure que le respect, par celle-ci, d’un ensemble de grands objectifs qui offrent aux parties une base commune pour traiter l’incident et ses conséquences.

Les objectifs des programmes de justice réparatrice ont été énoncés de diverses manières, mais contiennent essentiellement les éléments suivants:

a) Aider les victimes, leur donner la parole, les inviter à exprimer leurs besoins, leur permettre de participer au processus de résolution et leur prêter assistance. Depuis environ deux décennies, il est demandé aux systèmes de justice pénale de se concentrer plus directement sur les besoins et intérêts des victimes. En 1985, l’Assemblée générale a adopté une Déclaration des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité et aux victimes d’abus de pouvoir, qui énonçait que “les moyens non judiciaires de règlement des différends, y compris la médiation, l’arbitrage et les pratiques de droit coutumier ou les pratiques autochtones de justice, doivent être utilisés, s’il y a lieu, pour faciliter la conciliation et obtenir réparation pour les victimes”. On connaît aujourd’hui bien mieux les besoins (information, participation, expression, empathie, réparation, rétablissement d’un sentiment de contrôle et de sécurité, etc.) des victimes de la délinquance et la façon dont le système de justice pénale peut y répondre. Souvent, cependant, les gens continuent de se plaindre de ce que le système de justice pénale ignore les besoins et les souhaits des victimes. La procédure de réparation, par contre, est souvent idéale pour répondre à nombre des besoins les plus importants des victimes. La procédure classique, en particulier, ne permet pas aux victimes de décrire la nature et les conséquences de l’infraction, et encore moins de poser des questions au délinquant. Le modèle de justice réparatrice peut donner lieu à une procédure où les avis et les intérêts des victimes comptent, celles-ci pouvant participer et être traitées équitablement et avec respect et obtenir réparation. En participant à la prise de décision, les victimes peuvent s’exprimer sur ce qui serait une issue acceptable et se rapprocher d’un apaisement.

b) Retisser les liens endommagés par l’infraction, notamment en obtenant un consensus sur la meilleure façon de procéder. En fait, il est souvent avancé que la réponse ne devrait pas se concentrer sur l’incident, mais sur les liens que celui-ci a compromis ou endommagés. En renforçant la communauté, on peut parfois prévenir d’autres problèmes. L’une des principales caractéristiques de la justice réparatrice est qu’elle combat les comportements criminels bien au-delà du délinquant et de l’infraction. La conciliation, la résolution des différends et le rétablissement des liens sont considérés comme les meilleurs moyens de faire régner la justice, d’aider la victime et le délinquant, et de défendre les intérêts de la communauté. Ils peuvent également aider à déterminer les causes de la délinquance et à élaborer des stratégies de prévention.

c) Dénoncer le comportement criminel comme étant inacceptable et réaffirmer les valeurs de la communauté. La dénonciation de certains comportements est un objectif de la justice réparatrice tout comme elle a été, fondamentalement, l’un de ceux du droit pénal pendant des siècles. La façon, cependant, dont on dénonce ce comportement diffère. Elle s’effectue de manière plus souple en tenant compte non seulement des règles, mais aussi des circonstances particulières de l’infraction, de la victime et du délinquant. Dénonciation positive, elle doit s’inscrire dans un cadre plus large et non être le seul objet de la procédure. Pendant le processus, la forme et les modalités de la dénonciation varieront largement, mais elle en demeurera un élément essentiel. Parfois, bien entendu, des problèmes pourront surgir lorsque les valeurs qu’une communauté réaffirme par le biais de la justice réparatrice ne sont pas conformes à celles consacrées par la loi.

d) Inviter toutes les parties concernées, en particulier les délinquants, à assumer leurs responsabilités. Le processus de réparation a pour objet d’aider les délinquants à assumer la responsabilité de leur comportement et de ses conséquences. On ne se contente pas d’évaluer la culpabilité; on tente de déterminer la responsabilité d’un conflit et de ses conséquences. Ce qu’on encourage, c’est davantage la reconnaissance et l’acceptation actives d’une responsabilité personnelle de l’infraction et de ses conséquences qu’une responsabilité passive imposée par d’autres. Les personnes qui ont joué un rôle direct ou indirect dans l’infraction sont également invitées à assumer leur part de responsabilité dans l’incident. Cela a pour effet d’étendre le processus au-delà de l’incident, de la victime et du délinquant proprement dits. La façon dont cette responsabilité se traduira en actes — excuses ou réparation, en particulier — se déterminera au fil du processus et non par l’application automatique de règles générales de droit. Dans le meilleur des cas, on obtiendra non seulement que le délinquant assume sa responsabilité, mais aussi qu’il se transforme sur les plans cognitif et émotionnel et améliore ses relations avec la communauté et, selon les circonstances, avec la victime et la famille de cette dernière.

e) Définir une entente de réparation tournée vers l’avenir. Plutôt que de placer l’accent sur les règles qui ont été violées et sur la peine qu’il faudrait imposer, la justice réparatrice tend à se concentrer principalement sur les personnes qui ont été lésées. Elle n’écarte pas nécessairement toute forme de peine (amende, incarcération, probation), mais privilégie résolument une entente de réparation tournée vers l’avenir. L’entente recherchée vise à réparer, dans la mesure possible, le mal causé par l’infraction en permettant au délinquant d’apporter une solution constructive. La justice réparatrice se fonde sur des relations et vise des résultats qui satisfassent un grand nombre d’intervenants.

f) Prévenir la récidive en invitant les délinquants à changer et en facilitant leur réinsertion dans la communauté. Bien qu’il se préoccupe surtout du comportement passé des délinquants et de ses conséquences, le processus de réparation se préoccupe aussi de leur comportement futur. L’engagement que prend un délinquant quant à son futur comportement est généralement une composante essentielle des accords conclus par la médiation ou d’autres processus de réparation. Transformer ou “réformer” le délinquant par la réparation est un objectif légitime au même titre que la prévention de la récidive. L’exigence que les délinquants comprennent les conséquences de leurs actes et en assument la responsabilité a clairement pour but de modifier leur comportement futur. Il est entendu que les organismes locaux et publics ont un rôle à jouer dans ce processus.

g) Déterminer les facteurs qui ont conduit à l’infraction et informer les autorités chargées de combattre la délinquance. La réparation est un processus ouvert qui encourage une discussion franche du contexte de l’infraction dans un esprit d’explication plutôt que d’offre d’excuses. Si, par exemple, il apparaît que les délinquants proviennent de régions qui présentent des carences particulières, des mesures peuvent être prises pour remédier à ce problème. 

                                                          Office des Nations Unies contre la drogue et le crime  

                                                         A suivre …

Suivons le Guide!

Source: Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Manuel sur les programmes de justice réparatrice, 2008, 116 pages

Rwanda nziza si umubyeyi gito

Kuva kera, muri politiki y’abanyarwanda twigishijwe gusingiza abategetsi bacu, bitwibagiza gusingiza igihugu cyacu. Mu gihe cy’Ubwami ngo Umwami yitwaga NYAGASANI, nawe kubera iyo mpamvu akica agakiza. Agafatwa nk’IMANA, akaba Ikigirwamana: Imana y’i Rwanda. Abari bashyigikiye Ubwami bati byari bihebuje naho ababurwanyije bati byari biteye kwiheba.

Repubulika imaze kwimikwa, Urwanda rubonye ubwigenge, indirimbo yubahiriza igihugu yatangiraga ivuga iti: « Rwanda rwacu Rwanda gihugu cyambyaye … » Iyo nayiririmbaga hamwe n’abandi banyeshuri, tuzamura ibendera ry’igihugu, ubwo nigaga mu mashuri abanza, numvaga mfite ishema ryo kuba umunyarwanda. Nkarushaho kumva nkunze Urwanda (patriotisme) ariko nibukaga ko hari abandi bana b’Urwanda batashoboraga kuyiririmba kubera ko bari hanze y’igihugu. Nyuma y’imyaka 40,  iyo ndirimbo yubahiriza igihugu rero yaje gusimburwa n’indi igira iti: « Rwanda nziza gihugu cyacu,… Abanyarwanda uko watubyaye. Berwa, sugira, singizwa iteka… Horana Imana, murage mwiza… Umuco dusangiye uraturanga, ururimi rwacu rukaduhuza …»  

Izo ndirimbo zombi zivuga ko Urwanda ari igihugu cyacu kandi cyatubyayeABANYARWANDA TWESE. Ibyo bikaba bivuze ko turi ABAVANDIMWE. Iya kabiri yo igashyiraho akarusho kuko itura Urwanda Imana. Nyamara muri izo ndirimbo zose nta n’imwe yigeze iririmbwa n’abo bavandimwe bose bari kumwe, kubera ko hari ababaga bari hanze y’igihugu mu buhungiro nkuko nabivuze, na n’ubu (mu gihe nandika iyi nyandiko) bikaba ari uko. Ntabwo ari ukubera ko Urwanda rutabashaka (ga),  ahubwo ni ukubera impamvu za politiki mbi ya bamwe muri abo bana barwo, igamije kubateranya no kubatanya. Ntimuzarubeshyere!

Reka twumve hano indirimbo zimwe zisingiza igihugu cyacu kuri vidéo ya RWANDA NZIZA

Umusaza Bihibindi twagiranye ikiganiro kuri politiki, ni uko arambaza ati ariko mwana wa, ati: « mwe mwageze mu mashuli, Ubwami na Repubulika bitandukanira he? » Nti: « kubera iki mubyeyi wanjye? » Ati: « dore icyo mpfa n’abantu bize ni uko bakubaza ikibazo bataragusubiza icyo ubabajije. » Nuko ndamusobanurira, ndagije nti: « Ubwami butegekwa n’Umwami, Repubulika igategekwa na Perezida. » Ati: « bose si ababyeyi b’igihugu se? » Nanjye ndamubaza nti: « ko ubushize wambwiye ko abanyepolitiki bo mu mashyaka bapfa ubutegetsi, twe tutari mu mashyaka dupfa iki? » Ati: « ubusa.» Nti ugize ngo iki? Nti: « ko hari abavuga ko ari amoko se? » Ati: « abana mwize mwumva nabi! » Ati mvuze ko: « mupfa ubusa ». Nti: « dupfana iki rero? » Ati « mwese muri abantu kandi mwese muri bene Kanyarwanda.»

Nkuko mubyiyumviye rero, uwo musaza ntabona aho ubwami na Repubulika bitandukaniye, kubera ko kuri izo ngoma z’ubutegetsi zose Umukuru w’igihugu bamwise umubyeyi w’abanyarwanda bose. Ariko arangiza avuga ko abanyarwanda twese turi bene Kanyarwanda. Ubwami bwavuyeho ntaravuka sinzi uko baririmbaga Umwami, ariko ngo baramusingizaga ndetse bakamuramya. Indirimbo nibuka ni iyo abaparmehutu baririmbye bavuga ko ngo umwe mubo abanyarwanda bise NYAGASANI yashatse kurimbura Urwanda. Ukibaza ukuntu « umubyeyi » w’abana yagira ubugome bugera aho ashaka kubarimbura bose bikakuyobera. Abo barwanashyaka bagiraga bati: « Karahabaye bahungu mwe, karahabaye ni ukuri iyo tutaza kuhaba rwari rurimbutse. Kigeri yari yarahize yuko azarurimbura, iyo tutaza kuhaba rwari rurimbutse... » Muri iyo Repubulika ya mbere yavanyeho Ubwami, umukuru w’igihugu baramuririmbye ndetse bamwe bemeza ko ari Imana yamutumye maze iramubwira ngo: « …genda unshingire pariti (ishyaka Parimehutu), inkurire abana bave mu buja. » Ni uko nawe aba yiswe UMUKIZA…

Muri Repubulika ya kabiri nabwo byagenze uko, abari mu gihugu baririmbye umukuru wayo barahanika, mu byitwaga animasiyo (animation) y’ishyaka rimwe rukumbi ryitwaga Muvoma. Iyo animasiyo yakorwaga rimwe mu cyumweru. Bakamuvuga ibigwi bigatinda! Bamwe mu baririmbyi bagakora mu nganzo maze si ukumutaka bakivayo, imirya w’inanga za gakondo n’iza kijyambere bakayikaraga hafi kuyituritsa! Abategetsi nabo umudiho bakawuceka reka sinakubwira, bakamubyinira ivumbi rigatumuka! Wakwibeshya ntujye gutumura no kurya iryo vumbi cyangwa gukoma amashyi kugirango uwo mudiho uryohe, ukitwa inyangarwanda bugacya bakwirukanye ku kazi ndetse bakagutwara intambike uziritse amapingu maze bakaguta muri gereza. Bakakubikira imbehe ariko kugirango bazayubure ukabanza kwigura… Uzize nde? Ntabwo ari wa wundi bitaga « umubyeyi w’abanyarwanda », ahubwo ni inkundarubyino, kugirango zirebwe neza. Ukaba uzize iki? Ubusa. Ubusa gusa! Nka bwa busa dupfa buri gihe. Ngo wanze kuba inkundarubyino n’inkomamashyi. Akaga kagwirira abagabo koko!

Aho gusingiza igihugu nkuko indirimbo icyubahiriza ibivuga, abanyarwanda bagasingiza umukuru wacyo. Ni uko bakitiranya igihugu n’umuyobozi wacyo. Uretse mu Rwanda, hari ahandi mwigeze mwumva bavuga ko umuyobozi w’igihugu ari Nyagasani cyangwa umubyeyi w’abenegihugu, ko no mu masomo ya demokarasi twahawe n’abanyamahanga iyo nyigisho itarimo? Biriya bintu byarakunguraga koko.

Umuntu akaba yakwibaza ibibazo bikurikira:

  • Abitaga umukuru w’igihugu ko ari umubyeyi wabo kandi ari bo banze Umwami kuko bari baramureze ko yigiraga Nyagasani, bo babaga bayobewe ibyo indirimbo yubahiriza igihugu ivuga? Ko nta muntu wibyara kandi nawe akaba ari umuntu, bumvaga ko umubyeyi we yari nde? Kereka uwo mukuru w’igihugu abaye ari IMANA koko, nawe akaba ahindutse Nyagasani rero! Kandi ni byo Repubulika yareze Ubwami.

  • Abarwanyije ubwo butegetsi bwose uko bwakurikiranye ko bakunze kuvuga ko akarengane katerwaga n’Umukuru w’igihugu kuko yategekaga byose, bavuga ko Rubanda n’abategetsi bafataga uwo muntu nk’Ikigirwamana bo nta makosa babaga bafite? Yari kubuzwa n’iki se gukora ibyo ashaka mu gihe abandi bategetsi bafatanyije ndetse n’abaturage bo mu gihugu bari babimushyigikiyemo?

Reka tureke kuvuga ko kwita umukuru w’igihugu umubyeyi ari ukumubehya kuko ntawe ureba mu mitima y’abantu, ariko twemere ko atari ukumubwiza ukuri.

Kuki se batamubwizaga ukuri? Bamwe bagira bati impamvu ni ugushakira imibereho mu guhakirizwa. Mu gihe cy’Ubwami ibyo byapfa kwumvikana kuko hari hakiriho ubuhake. Muri Repubulika se ko ingoyi ya gihake twayiciye, yaba yaragarutse ite? Abandi bati ni ukubera ubwoba kuko abaturage babaga bishakira amaramuko. Biramutse ari ibyo koko, uwo mutegetsi yari akwiye kubamara ubwoba, maze bakamubwiza ukuri, nawe akabashimira. Ku rundi ruhande nanone, yagombaga gushimira abatamwita umubyeyi bo bamubwizaga ukuri kuko bamwerekaga amakosa akora, kugirango ayikosore; ahubwo akabagaya kuba batarabikoze mbere hose agitangira kuyakora. Umuntu ukubwiza ukuri, ndavuga ukuri kudasesereza, kudasebanya, kudatukana kandi kutica umutumirano, kutarimo inzika n’urwango, kutari ukwa politiki ya « vaho ngeho », aba agukunda kuko akugira inama nziza. Hari ababifata nabi, ariko si byo. Abantu babwiza ukuri abategetsi babereka amakosa bakora, ni uko baba babakunda kandi bakunda igihugu, babifuriza gutegeka neza. Ibi ni byo abashinzwe kurengera uburenganzira bw’ikiremwamuntu bakora. Umuntu ukuririmba, akakubyinira ndetse akagukomera amashyi kugirango akwereke ko agushyigikiye nyuma akaguca inyuma akajya kuvuga amakosa yawe ayabwira abandi kandi ashobora kuyakwibwirira imbone nkubone, uwonguwo ashobora no kukubeshyera, akaba yaguhemukira.

Hagati ya 1990-1994 bamwe bitaga umukuru w’igihugu ko ari umubyeyi wabo bakamukomera amashyi ndetse bakamubyinira baje kumuhindukirana, bamugaragariza ko batamubwizaga ukuri. Ab’inkwakuzi bashinga amashyaka arwanya irye (rimwe bahozemo), abandi barayayoboka maze bajya mu mihanda bati: vaho ntitugushaka. Ibyahoze ari indirimbo n’imbyino z’ibisingizo bihindukamo indirimbo n’imbyino z’ibisebyo. Kugera aho bamubwiye ku mugaragaro ngo nava ku butegetsi impundu zizavuga. Ashobora kuba yaribajije impamvu batamubwije ukuri mbere hose! Ariko se twavuga ko we yari abiyobewe. Ibyabaye icyo gihe ntawakekaga ko byashoboraga kuzaba. Iby’Isi ni amabanga koko!

Ngo ingoma zigira isano.

Repubulika ya kabiri ikimara kuvaho, Bihibindi nongeye kumubaza nti: ko hari abavuga ko ingoma zisa ntacyo zipfana, ni byo? Ati: abo barabeshya. Ati: kuva ku Bwami kugeza kuri Repubulika, mu Rwanda wigeze se wumva umutegetsi washatse kurekura ingoma? Nti: oya. Ati: none se ubwo urumva izo ngoma zidafitanye isano yuko ubutegetsi bwose bukundwa? Koko rero, igihe cy’Ubwami, abami bavagaho ari uko batanze (bitabye Imana). Muri Repubulika naho, abakuru b’igihugu bagiye bakurwa ku butegetsi ku ngufu n’ababarwanyije, kuko batashakaga kubusangira nabo, hakamena amaraso y’abanyarwanda.

Abashyigikiraga umukuru w’igihugu bamwitaga umubyeyi mwiza udasimburwa kandi atazahoraho iteka ryose, naho abatamushyigikiye bakamwita umubyeyi gito, kuko yikubiraga ubutegetsi. Nyamara bamwe muri abo bamurwanyije nabo mbere baramwitaga umubyeyi. Mu gihe akiriho bose bakamuha ingufu kurusha umwanya w’ubutegetsi arimo n’izindi nzego z’ubutegetsi, bakamuramya, nyuma bakazamwitakanwa bavuga ko ari we wihaye izo ngufu kandi ari bo bazimuhaye. Bitabaye ari ibyo, mwasobanura gute ko umuntu umwe, ufite umutwe umwe, igihimba kimwe, amaboko abiri n’amaguru abiri nk’abandi bantu, ashobora kugira ingufu zirushije uburemere iz’inzego z’ubutegetsi? Ni uko bakamwita « umunyagitugu » kandi ari bo babimugize, ariko ntibemere ayo makosa yabo. Ngo kuko bashwanye nawe bagashyira ahagaragara amakosa ye, bakwumva ko babaye abere! Intungane da! Rubanda narwo rugakurikira, rukagwa mu mutego. N’abemeye ibyaha bakoze ntibagire ubutwari bwo kwishyikiriza inkiko ngo bazisobanurire uko bubatse icyo gitugu. Abanyarwanda twagorwa ye! Bagashyigikira cyangwa bakarwanya umuntu ku giti cye aho gushyigikira cyangwa kurwanya imikorere myiza cyangwa mibi y’izo nzego z’ubutegetsi (instititutions politiques). Ni uko nawe akigira igihangange nkaho ari we wishyize ku butegetsi cyangwa wihaye izo ngufu, agatigisa abazimuhaye ukagirango azazihorana, ntazirikane ko abongabo asuzugura ari nabo bazazimwambura igihe nikigera, akibagirwa ko ibihe biha ibindi… Akaba nka wa murundi wigeze kuvuga ngo « nishyizeko nzikurako » (niba baratamubeshyeye). Wa mutegetsi mukuru yamara kuvaho za ndirimbo zamusingizaga zikibagirana burundu, na ba bahanzi bakaburiramo. Ni uko byatugendekeye abanyarwanda. Rimwe na rimwe abantu turakanura kuko tubona hafi yacu ariko ntiturebe kure ! Ntidushishoza buri gihe. Abanyarwanda bo wagirango biri muri kamere yacu.

Reka ntange urugero rumwe. Repubulika ya mbere yagiyeho nyuma y’imyivumbagatanyo (révolution) ya 1959 n’imvururu zakurikiyeho kandi zahitanye abanyarwanda benshi. Ariko izo nzirakarengane ntizigeze zibukwa mbere y’ubutegetsi bwagiyeho nyuma ya jenoside ya 1994. Mu mihango yo kwibuka abahitanywe n’iryo itsembabwoko ry’abatutsi niho bamwe baboneyeho kwibuka ababo bishwe mu myaka ya 1959, 1963, 1973. Ubutegetsi bwa Repubulika ya kabili bwari ubutegetsi bwa gisirikare bwagiyeho ku ngufu muri 1973 mu buryo bunyuranyije n’amategeko, abanyarwanda bamwe baricwa, barimo abanyepoliti b’abasivili. Abo banyarwanda nabo ntibigeze baririrwa cyangwa ngo bibukwe ku mugaragaro. Tariki ya 16 Kanama 2014 ni bwo habayeho mu Bubiligi umuhango wa  mbere wo kwibuka abanyepolitiki bazize ubwo bwicanyi, uwo muhango ukaba warateguwe n’imiryango yabo. Abanyarwanda bamwe baba hanze y’igihugu ntibabifashe neza kuko bavuze ngo ibyo ni ugucamo ibice abatavuga rumwe n’ubutegetsi bw’i Kigali; nyamara kandi nabo barega abari ku butegetsi mu Rwanda ko batareka abahutu biciwe kwibuka ababo. Ibi nabyo ni amayobera. Kuki abo banyarwanda bari muri izo impande za politiki batemera ko izo nzirakarengane nazo zibukwa? Hari abavuga ko abadashaka ko bamwe mu bazize ubwicanyi bibukwa ari uko baba baragize uruhare muli ubwo bwicanyi cyangya ko bari babushyigikiye.  Ibi bikwiye gusesengurwa ariko harimo n’impamvu za politiki birumvikana. Gusa ibyo biragaragaza ko abanyarwanda bamwe bashaka ko akababaro kabo kumvikana nyamara ntibashake kwumva akababaro k’abandi (manque de compassion et de reconnaissance de la souffrance des autres victimes). Ndetse hariho n’abumva ko ngo bababaye kurusha abandi ariko ntiberekane umunzani babipimiraho, bakabivuga ku mugaragaro mu buryo bw’itebwoba bashaka impamvu yo kwishyira hejuru y’abandi banyarwanda no kuvuga ko babarusha uburenganzira bw’ikiremwamuntu nkaho abandi bo atari abantu. Ibyo byose bibangamira ubwiyunge nyakuri.

Nta tegeko-nshinga ryemera imvururu cyangwa kuvanaho ubutegetsi hakoreshejwe ingufu (coup d’Etat) n’intambara. Ibyo birazwi. Ariko abanyarwanda ntibabitindagaho cyane kuko ubwo butegetsi barabwemeye – nako barabwemejwe – maze barangaza amaso ku mukuru w’igihugu ku giti cye gusa aho kureba niba imiyoborere y’ubwo butegetsi iberanye na demokarasi. Bakwumva ko ibyo ari ibintu bisanzwe, kandi atari ko byagombye. Ndetse navuga ko hari abari baradamaraye. Ishyaka rimwe ryari ryemewe mu gihugu (Parimehutu) ryasimbuwe n’irindi rimwe rukumbi (Muvoma) kugeza muri 1991! Ndetse n’abarwanyije uwo mukuru w’igihugu mu ruhando rw’amashyaka menshi (1991-1994), ntibigeze bashaka kuvanaho iyo mpamvu yatumaga agira ingufu kurusha inzego z’ubutegetsi ubwazo, ahubwo bavugaga ko navaho – byonyine gusa – ibibazo byose bizahita bicyemuka. Ni ko byagenze se? Kandi ntiyavuye ku butegetsi gusa ahubwo ntakiri no kuri iyi Si y’Imana n’abantu. Ahubwo ubu hariho bamwe muri abo bamurwanyije bicuza ibyo bakoze ndetse basigaye bamwifuza batakimubonye, nkaho iyo aza kuba akiriho agasubira ku butegetsi bya bibazo byose yahita abibonera umuti. None se yari gucyemura ibyo bibazo gute niba ari we wabitezaga wenyine? Kuki atakwongera agakora nk’ibyo bamuregaga? Ibi ni byo bikwiye kwereka abo bamurwanyije ko uburyo bakoresheje kandi bakoresha ubu barwanya ubutegetsi, atari bwo bukwiye, bityo bakabona bagahindura imikorere yabo ya politiki. 

Umwanya w’ubutegetsi ni urwego rw’igihugu rutadukanye n’umuntu ushyirwa muri uwo mwanya. Abantu benshi barabyitiranya bagafata umuntu ku giti cye nk’urwego rw’igihugu kandi atari byo. Intebe y’ubutegetsi ihoraho, aribo abategetsi ntibayihoraho, barasimburana.

Uretse abanyepolitiki bavanyeho Ubwami bo banze ingoyi ya gihake batarwanya umwami gusa, abarwanyije Repubulika ya mbere n’iya kabili, bose bavugaga ko abakuru b’igihugu bariho ari bo bateraga ibibazo byose. Nyamara n’aho baviriyemo, nubwo ibibazo bimwe byacyemutse, havutse ibindi bimwe bisa n’ibya mbere. Byumvikana rero ko tudashakira ibibazo n’ibisubizo aho biri hose.

Muri Repubulika ya gatatu se byifashe bite? Ese iyo mikorere ya Rubanda n’abanyepolitiki bacu, ari abari ku butegetsi n’ababurwanya, yaba yarahindutse? Amasomo twasigiwe n’ibyatubayeho ni ayahe? Ndabaretse namwe ngo mwisubirize ibyo bibazo mugereranyije n’ibyabaye maze gusobanura, maze mushishoze murebe igikwiye gukorwa. Mutanavuga ko nshyigikiye cyangwa ko ndwanya ubutegetsi buriho cyangwa ababurwanya… Kandi nyamara mbwira bose. Dore ko bamwe mu banyepolitiki bo mu mashyaka bavuga ngo iyo utabashyigikiye uba ubarwanya cyangwa ushyigikiye abo barwanya. Nkaho nta bundi buryo bwabaho bwo kwubaka demokarasi utabogamiye ku ruhande uru n’uru rwa politiki y’amashyaka. Ubwo buryo bushya ni bwo uyu mushinga wiyemeje gukoresha: gukangurira abantu kureba uruhare rwabo mu bibazo bafitanye, impande zose, batarebye urw’abandi gusa, kugirango bashobore kubyicyemurira. Kurwana ishyaka rya demokarasi si ukuba mw’ishyaka rya politiki gusa!

Sinarangiza ariko ntavuze ko bitangaje kwumva abanyepolitiki bamwe bo muli opposition bemeza ko barwanya ubutegetsi bavuga ku mugaragaro ko bashaka kubuvanaho banyuze mu nzira ababuriho nabo banyuzemo. Bibaye ari byo se baba babarwanyiriza iki niba bashaka gukora nk’ibyo nabo bakoze kandi babona ko inzira banyuzemo ari nziza? Kuki batakorana nabo se ahubwo ngo basangire ubwo butegetsi? Ibyo ni bimwe bituma abanyepolitiki nkabo batagirirwa icyizere kuko umuntu adasobanukirwa icyo bagamije. Politiki y’abanyarwanda nayo ni amayobera…

Umwanzuro

Kuva Urwanda rwabaho ko twagize abakuru b’igihugu benshi, ubwo abanyarwanda twaba tumaze kugira ababyeyi bangahe baramutse biswe gutyo? Kandi tuzagira n’abandi benshi. Abo bose se bakwitwa ababyeyi bacu kandi umuntu wese avuka ku babyeyi babiri gusa? Niyo abaye impfubyi akabona usimbura ababyeyi be, ntabwo byitwa ko ari we wamubyaye. No muli politiki ni kimwe. Nubwo umunyarwanda yabona ubundi bwenegihugu, ntibivuze ko icyo gihugu cyamureze kiba cyaramubyaye. Tuvugishe ukuri, kwita umukuru w’igihugu umubyeyi wacyo ntibiberanye na demokarasi, yaba iyo twigishijwe n’abanyamahanga, yaba n’iyacu dushaka y’abanyarwanda.

Abanyarwanda BABAYEHO, ABARIHO N’ABAZAHO, dufite ababyeyi babiri bazahoraho iteka. Muri demokarasi, umukuru w’igihugu atorwa n’abaturage, ni bo bamuhitamo hakurikijwe amategeko uko abigena. Kimwe n’uko nta muntu uhitamo umubyeyi uzamubyara, nta n’uhitamo igihugu azavukamo. Ntibibaho.

Abategetsi barasimburana, ntibahoraho nk’Imana cyangwa igihugu. Urwanda ni rwo mubyeyi w’abanyarwanda kuko ari rwo rwatubyaye. Ku bemera Imana, nayo ni umubyeyi w’abanyarwanda kimwe n’abandi bantu bose batuye Isi, bityo abantu twese tukaba abana b’Imana, baremwe mw’ishusho ryayo. Dusangiye ubumuntu. Ibyo abanyarwanda tubirengaho kandi tubizi neza.

Igikwiye gukorwa rero ni ukuvanaho impamvu zishobora gutuma Rubanda na bamwe mu bategetsi batabwiza ukuri abayobozi bakuru b’igihugu. Kwubaha abategetsi ni ngombwa, kuko baba bahagarariye inzego z’igihugu. Utubashye umukuru w’igihugu, ntiwaba wubashye n’igihugu cyawe aba ahagarariye. Ariko hari uburyo n’imvugo zabigenewe nko kumwakira neza no kumwita Nyakubahwa, agahabwa icyubahiro kimukwiye. Ibyo ariko bisaba ko abategetsi nabo bubaha abenegihugu kuko ari bo babashyira ku ntebe y’ubutegetsi, kandi nabo bakiyubaha. Bityo bose bakagomba kwubahana. Bitaba ibyo, icyizere kigatakara.

Urwanda ntabwo ari igihugu gito, twese tugomba kuzarubanamo kandi tuzarukwirwamo kuko ari urwacu twese. Byanze bikunze. Urwanda si umubyeyi gito kuko ntacyo rwigeze rutwima, ahubwo ni uko tunanirwa gusangira ibyiza rufite. Nitureke uwo mwiryane maze tubane neza.

Genda Rwanda uri nziza!

Ibibazo bidasanzwe bicyemurwa n’umuti udasanzwe kandi impinduka ikorwa n’ibitekerezo bishya.

Indirimbo nk’iyi itaka Urwanda ntiyakwibagirana!

Mushobora kwumva izindi ndirimbo zitaka Urwanda kuri vidéos « RWANDA NZIZA »   

Umuyobozi w’Umushinga w’Ubwiyunge Nyakuri

Umushinga wigenga utabogamiye kuri politiki y’amashyaka.

Mushaka kumenya ibitekerezo bishya ku bwiyunge nyakuri bya MUSOMESHA Aloys, umuyobozi n’umuhuza w’uyu mushinga, mukande hano (murebe inyandiko yanditse, ziri mu cyika cya mbere). Musome kandi namwe musomeshe n’abandi!