Présentation

I. Création du projet

Le projet-DVJP a été créé en 2001 pour valoriser les droits humains en crise. C’est le Projet pour la Réconciliation par le Droit, la Vérité, la Justice et le Pardon: la réconciliation authentique (Umushinga w’ubwiyunge buyobowe n’amategeko, ukuri, ubutabera n’imbabazi: ubwiyunge nyakuri).

II. Trois programmes, un symbole (logo)

Universalité du projet: comme les droits humains, les droits à la réconciliation sont universels

1. Le programme général du Projet-DVJP: le Guide de la Réconciliation pour la Paix (Umuyobozi w’ubwiyunge mu mahoro)
Droit pour tous: le pilier de la justice, le guide du projet. (Amategeko arengera bose: inkingi y’ubutabera)*
Vérité juste et complète (bleu): associée au Guide. (Ukuri nyakwo kandi kwuzuye)
Justice totale et pour tous (vert): associée à la Réconciliation. (Ubutabera bubereye bose)
Pardon mutuel et spirituel (orange): associé à la Paix. (Imbabazi zihuriweho, zivuye ku mutima no kuri roho)
La lettre R, au centre du logo, a une triple signification.
Résistance contre le non-respect des droits humains: la prévention des conflits
Résolution des conflits en cas de violation des droits humains, notamment par la médiation
Réconciliation authentique (Ubwiyunge nyakuri)

2. Le programme spécifique: Médiation & Justice réparatrice (Ubutabera buhuza abantu bukanabunga)
La lettre R symbolise les trois objectifs de la Justice réparatrice (restauratrice)
Réparation du dommage de la victime
Responsabilisation de l’auteur et des autres parties
Rétablissement de la paix sociale

Particularité du projet

3. Le programme: Unité et Réconciliation Rwandaises (ubumwe n’ubwiyunge nyarwanda)
La lettre R symbolise l’unité de la communauté rwandaise, notre pays le Rwanda. Il faut reconnaître que le destin des Rwandais c’est la réconciliation, pour restaurer l’unité du peuple. Il nous faut une nouvelle République Unie et Réconciliée (RUR). Le chiffre « trois » pour la lettre R qui revient dans la signification des 3 programmes du Projet-DVJP représente aussi nombre des « ethnies » politiques et artificielles (Hutu, Tutsi,Twa) qui composent la communauté rwandaise. Mais, bien qu’une partie de la population connaît aussi d’autres langues comme le Français, l’Anglais,… apprises à l’école ou à l’Etranger, ces « ethnies » partagent une seule langue rwandaise (maternelle) le Kinyarwanda , une même culture et un même espace territorial, trois atouts majeurs à exploiter pour consolider l’unité et la réconciliation des rwandais; ces « ethnies » étant donc politiques et artificielles. Sans nul doute, ce projet est donc aussi pour le peuple rwandais un Guide de la Réconciliation pour la Paix !

III. Objectifs

Le Guide de la Réconciliation pour la Paix est un Projet pour la Réconciliation par le Droit, la Vérité, la Justice et le Pardon. Indépendant, sans but lucratif et d’utilité publique, il a été créé dans le but de contribuer à la recherche de la paix. C’est un projet d’études et de recherches sur les droits humains pour la réconciliation.
Il a pour objectifs de:
1° défendre la vérité, la justice et le pardon: les voies pour la réconciliation
2° sensibiliser sur la nécessité d’instaurer un droit nouveau qui favorise la réconciliation des êtres humains, et en particulier les victimes et les responsables des violations des droits de l’homme
3° analyser et diffuser les informations en rapport avec la réconciliation pouvant contribuer à la résolution et la prévention des conflits: l’éducation à la réconciliation
4° soutenir la primauté du droit et privilégier le pardon comme voie ultime pour la réconciliation
5° agir et réagir en faveur de la réconciliation rwandaise et pour le dialogue entre les personnes intéressées.

IV. Méthode de travail

Le projet recherche et analyse les diverses informations (sociales, juridiques, politiques, religieuses, culturelles, …) en rapport avec les droits humains et les conflits, sur la vérité, la justice et le pardon ainsi que les messages qui convergent vers la réconciliation et au dialogue pour la paix. Il analyse les différentes doctrines et cherche les principes communs qui pourraient guider les victimes et les responsables des violations des droits humains à se réconcilier.
Enfin, il plaide, par un avant-projet de droit en souhaitant un débat sur cette question, pour la création des règles de conduite nouvelles pouvant aider ces personnes à retrouver la paix désirée pour revivre ensemble, et en particulier celles qui sont touchées par les conflits rwandais ou concernées par les violations graves des droits humains causées par ces mêmes conflits. En plus des droits humains individuels ou collectifs universels, le projet plaide aussi pour les droits à la réconciliation.

V. Principes fondamentaux et plaidoyer: un nouveau droit, une nouvelle justice, un nouveau pouvoir étatique et un nouveau système politique. Oser l’innovation

Le Projet-DVJP est guidé par les principes d’indépendance, d’impartialité, de neutralité et de confiance. Il est indépendant des religions, des groupes, partis ou tendances politiques et des associations civiles. Tout en restant indépendant, le Projet veut une collaboration et un partenariat avec toute personne qui veut réussir la paix par des moyens pacifiques, notamment par les voies de la réconciliation. Le Projet-DVJP n’est donc pas un nouveau parti politique, ni une nouvelle association des droits de l’homme. C’est un projet de société, avec des nouvelles idées, à la recherche des nouveaux moyens qui peuvent aider les personnes concernées par les conflits à régler leurs différends elles-mêmes pour pourvoir vivre ensemble. Un rôle de médiateur.

Pour le projet, la réconciliation est l’unique moyen pacifique de résoudre les conflits en passant par la vérité, la justice et le pardon, et en étant guidé par un Droit, des normes légales devant prévenir les éventuels conflits futurs. En effet, comme la réconciliation vise la paix entre individus alors que c’est le droit qui fait l’unité de la communauté, il est normal que les êtres humains puissent se réconcilier dans le respect des règles qui régissent leurs relations afin de retrouver l’harmonie sociale. Un droit de la paix.

Si tous les individus mènent le même combat pour la vie, celui de la paix, alors que cet objectif ne peut être atteint sans le respect des droits humains; en cas de violation de ces droits et pour que les individus concernés puissent revivre ensemble, il faut trouver les nouveaux droits qui peuvent guider ces personnes vers la réconciliation pour retrouver l’humanité qu’elles ont perdue. Quand ces droits de l’homme sont en crise, ils perdent donc leur force et doivent être valorisés par d’autres nouveaux droits: les droits à la réconciliation. Il s’agit donc d’un nouveau droit des droits de l’homme, c’est-à-dire un Droit-Guide de la Réconciliation qui va guider la morale et la politique de la réconciliation. C’est l’objet de cette recherche.

Ce Droit-Guide ne sera pas contraignant mais aura une force de loi pour ceux qui y feront recours. Le projet propose que cette législation soit composée d’une charte qui définit les droits à la vérité, à la justice et au pardon, et des normes relatives aux instances de médiation et/ou de réconciliation pour garantir le respect des premiers: une nouvelle justice. Pour un État qui veut la réconciliation de son peuple, le Droit-Guide de la Réconciliation Nationale va appuyer, renforcer, compléter et valoriser le droit international des droits humains afin de prévenir d’autres conflits.

C’est la société civile qui doit mener ce combat pour qu’il y ait une réforme en profondeur du pouvoir judiciaire. Celui-ci deviendra alors le Pouvoir de la Justice et de la Réconciliation, un pouvoir pour les associations civiles et les cultes, un contrepoids des pouvoirs législatif et exécutif dont il sera totalement indépendant. Afin d’éviter l’ingérence de la classe politique dans ce nouveau pouvoir, celui-ci sera dirigé par des représentants de la société civile, dans les différentes missions (et non pas des ministères) de celle-ci, pour les intérêts de toute la communauté. Missions des droits de l’homme, de la magistrature, de la médiation et la justice réparatrice, de la réconciliation, des barreaux des avocats, du journalisme,  de la migration et de l’asile, de la culture, … Le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs sera mieux garanti et le droit sera séparé de la politique: un nouveau système politique.

VI. Moyens

Le Projet fait appel à l’aide et au soutien de toute personne, physique ou morale, intéressée par ses objectifs et ses idées, et qui veut défendre la réconciliation comme un mode de vie de recherche de la paix.

VII. Avis, suggestions, conseils et messages de réconciliation

Les avis, suggestions et conseils à propos du projet sont les bienvenus. Les remarques et critiques seront tenus en considération au cours des publications. Vos messages de dialogue, de réconciliation et de paix seront également publiés dans votre Guide de la réconciliation, sur ce site.
Merci pour votre bonne collaboration.

* Ce qui est entre parenthèses et en italique c’est une traduction dans la langue rwandaise le Kinyarwanda. 

Aloys MUSOMESHA

Avocat des droits humains et de la réconciliation

Spécialiste en médiation locale, scolaire et pénale

Site web: www.projet.dvjp.net  Tél. +32474601712  E-mail: projet-dvjp@outlook.com

Projet indépendant et politiquement neutre 

 

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